Analyse rétrograde – 3
[raw]
function montrer() { if (document.getElementById && document.getElementById('retro4')) {
document.getElementById('retro4').style.display="block"; } else if (document.all && document.all['retro4']) { document.all['retro4'].style.display="block";
}
}
[/raw]
Solution du problème n°4
Messigny 05/2005

Problème 4
Encore une fois les deux Rois sont menacés à la fois par le Fou et la Dame, mais ils ne peuvent être en échec simultanément. La Dame et le Fou sont donc de même couleur et donnent un échec double à l’un des deux Rois. Comme nous l’avons déjà vu, ce n’est possible qu’avec un échec à la découverte. Au contact du Roi b3 (double contact), ce n’est pas possible, donc c’est le Roi a6 qui est en échec. L’échec à la découverte n’a pu être effectué par la Dame (ça ne peut jamais être le cas en orthodoxe), ni par le Fou, qui ici ne peut intercepter la Dame sur la ligne du Roi. Quand il ne semble pas y avoir de solution, il faut envisager un coup spécial, c’est à dire la prise en passant. C’est la seule possibilité de découvrir deux lignes d’échecs (dans un échec à la découverte plus classique, on ne découvre qu’une ligne, le deuxième échec étant donné par la pièce qui vient de bouger).
Cette prise en passant n’a été possible qu’avec un Pion blanc en b6, et bien sûr la Dame le Fou sont blancs et le Roi a6 est noir, tandis que le Roi b3 est blanc. Les deux derniers coups simples sont maintenant connus. Rétro : 1.a5×b6ep++ b7-b5 et on rétrograde jusqu’à la position du diagramme 1.

Diagramme 1
[NDLR :] Nous avons reçu 4 bonnes réponses. Pour déterminer le gagnant du prix, nous effectuerons le tirage parmi Steve BOLDUC, Régis BELLEMARE, Jean-Philippe CAYEN et Cornel PACURAR le mardi soir 9 avril lors du championnat Blitz de l’Outaouais. Notez aussi que tous les participants se mériteront un échiquier LÉO autographié de la main du GMI A. Shirov.
En cherchant les derniers problèmes, on a pu constater que la solution ne peut intervenir qu’en remontant dans le passé récent de la partie, c’est à dire les derniers coups joués. Parfois l’analyse rétrograde demande d’aller chercher beaucoup plus en profondeur, même si les derniers coups ne sont pas complètement déterminés. Il est possible de répondre à une question sur le passé lointain de la partie et parfois même on peut remonter jusqu’au premier coup d’une pièce. Mais la beauté des derniers coups prend toute sont envergure lorsqu’ils sont uniques.
LES DERNIERS COUPS SIMPLES
Autant il est assez facile de construire un problème dont le dernier coup est déterminé (surtout s’il s’agit d’un échec), autant la tâche est plus ardue pour le compositeur quand il faut enchaîner toute une suite de coups. Mais parfois le solutionniste a quand même des difficultés à trouver le premier rétro coup de la série (dernier coup joué), car il est souvent loin d’être évident si aucun des Rois n’est en échec, car il faut aussi déterminer qui a joué en dernier. Concernant les derniers coups complètement déterminés les problèmes les plus long passent allègrement la barre des 40 demi coups, mais le record actuel surpasse tout ça largement avec 96 demi coups complètement déterminés. Pour autant un problème n’a pas besoin d’être si long pour être intéressant et un nombre restreint de coups peut créer déjà pas mal de difficulté chez le solutionniste.
Dans ce premier exemple le Roi est en échec, mais il n’est malgré tout pas si simple à trouver. Je vous incite bien sûr à le chercher avant de regarder la solution.
4ème T.T. 1954
Vous avez cherché un petit peu ? pour dévoiler la solution et son explication.
À vos solutions !
Dans le problème suivant il faut mettre en œuvre tout ce que vous avez déjà appris, mais en plus il faut faire des déductions sur la position des pièces au diagramme (en particulier le bilan des captures).

(15+11)
6 derniers coups simples ?
Participez en grand nombre en faisant parvenir votre solution à l’auteur par courriel au t.legleuher @ gmail.com. Parmi les bonnes réponses reçues, la LÉO fera tirer un prix.
MARS 2013 AU CLUB D’ÉCHECS D’AYLMER
Pour un deuxième mois, Régis Bellemare présente une fiche parfaite… mais pas sans difficultés. En effet, Jean-Philippe Cayen aurait pu gagner ou au moins avoir la nulle en ronde 1, mais trébuche en finale et ne réussit pas à «damer le pion»! Denis Lemieux avait également une partie gagnante contre Régis en ronde 4 si ce n’était d’une erreur de calcul dans un sacrifice et ressort de l’explosion d’échanges avec un fou en moins et aucune compensation. En deuxième position, nous retrouvons Philippe Léveillée qui traverse la rivière et vient visiter le club pour les deux dernières rondes. Il repart avec deux victoires pour un total de 5 points en considérant les points de bye des semaines précédentes. Il est suivi d’Andrew Sass qui, également à 5 points, connaît un bon tournoi ne concédant des défaites qu’aux deux premiers joueurs.
Dans le cadre du volet d’initiation aux échecs, nous avons fait une activité toute spéciale pour Pâques… un concours de dessin! Pour l’occasion, les jeunes étaient invités à dessiner non pas un Œuf de Pâques, mais un «pion de Pâques»! Félicitation à Alexane Bellemare dont le dessin a été choisi par notre juge Pierre Traversy et qui a remporté un œuf rempli de sucreries!
JOBIN ET MOREL EX AEQUO AUX COMMANDITAIRES
Pour terminer fin seul en tête dans un court tournoi de quatre rondes, il faut presque remporter toutes ses parties et cela, advenant un fort contingent de joueurs, ne garantit pas nécessairement l’exclusivité du premier rang.

Joseph Morel
Organisé par le Cercle d’Échecs de Hull dans les locaux du CEG (rénovations obligent), 23 joueurs se sont présentés à ce dernier tournoi régulier de parties lentes du calendrier LÉO. Tenu du 26 février au 19 mars, le Tournoi des Commanditaires coïncide avec les derniers soubresauts du long hiver, permet de connaître l’identité des joueurs invités à notre Championnat Fermé tout en remerciant nos généreux collaborateurs de leur commandite.
Le champion LÉO 1993 Gilles G. Jobin et le solide Joseph Morel se sont partagé la première place en vertu d’une fiche identique de trois victoires et une partie nulle. Ils ont devancé Daniel Raymond et Guy Piché qui suivent avec trois points. Le déroulement du tournoi de Gilles se lit ainsi: il a gagné ses trois premières parties et terminé son parcours en faisant nulle avec le très dangereux Michel Guimond. Cette fascinante dernière partie est disponible et analysée sur l’échiquier électronique de notre site (voir ici) et vaut vraiment la peine d’être scrutée. De son côté, Joseph a divisé le point lors de la deuxième ronde avec le puissant Richard Rose et gagné toutes ses autres parties dont une aux dépens de l’expérimenté Alex Danilov en dernière ronde. On peut donc dire que nos deux gagnants ne l’ont pas volé leur première position et qu’ils méritent tous les deux d’être ensemble sur la première marche du podium.

Gilles Jobin
J’aimerais en profiter au nom de tous les joueurs d’échecs de la LÉO pour remercier tous nos commanditaires. Ils nous aident à mieux réaliser nos nombreux projets, nous accompagnent tout au long de l’année et nous sommes fiers et reconnaissants de leur belle collaboration. Un gros merci à la Ville de Gatineau, Service des loisirs, des sports et du développement des communautés; à Monsieur Guylain Hotte du Relais des Jeunes Gatinois; à Monsieur Gilles Lalonde des Pharmacies Jean Coutu; aux agents Remax Monsieur Kevin Sauvé, Madame Sandra Labelle et Monsieur Gilles Tremblay; à Madame Nicole Drummond des Centres Hypothécaires Dominion; au Groupe Cloutier, Cabinet en service financier; à Madame Nathalie Bélanger de la Boutique Fusion Magique; à Monsieur Gilles Pommet de la Boutique Broue Ha Ha ainsi qu’à Monsieur Luc Desnoyers du Centre d’Achat Desnoyers.
Maintenant, place à la nouvelle saison et aux séries de championnats LÉO.
Vive le printemps!
Marcel Laurin,
arbitre du Tournoi des Commanditaires,
président de la LÉO

Tableau des résultats









